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Selon HCR; 79,5 millions de personnes étaient déracinées à la fin 2019

Chaque geste compte:

Selon le dernier rapport statistique annuel de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) sur les tendances mondiales, 79,5 millions de personnes étaient déracinées à la fin 2019, un chiffre sans précédent. Les déplacements forcés toucheraient ainsi plus de 1% de l'humanité. C’est pourquoi, le HCR a exhorté tous les pays à travers le monde à faire davantage pour offrir un foyer aux millions de réfugiés et autres personnes déracinées par les conflits, la persécution ou tout autre événement bouleversant l'ordre public. À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, l’Agence a aussi lancé une campagne rappelant que chacun de nous peut faire la différence face aux crises auxquelles nous sommes actuellement confrontés.

La pandémie de COVID-19 nous a en effet montré à quel point chacun de nous a un rôle à jouer dans la société et peut faire la différence. C’est cette conviction qui est au cœur de la campagne 2020 du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Celle-ci a pour objectif de nous rappeler que chacun d’entre nous peut agir et apporter un changement positif à la société, pour un monde plus juste et inclusif, car « chaque geste compte ». En savoir plus sur la campagne.

Événements:

Cette année, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés organise, en collaboration avec la Société de musique de chambre des Nations Unies, un concert virtuel en direct sur la chaîne Youtube du HCR. Rendez-vous le samedi 20 juin, à midi (EST) ! Au programme, la chanteuse Sonita Alizadeh, elle-même ancienne réfugiée, et le violoncelliste Patrick Jee de l’Orchestre philharmonique de New York. Le concert sera suivi du morceau « Wait for it », extrait de la comédie musicale 'Hamilton', ainsi que d'un ballet chorégraphié par Claudia Schreier, avec la participation de l'American Ballet Theatre ; la pop star iraquienne, Kadim Al Sahir, chantera également.

D'autres événements variés sont également prévus pendant tout le mois de juin, tels que des discussions sur les réseaux sociaux, ou encore un cours de cuisine syrienne en ligne, etc. Consultez le programme détaillé des activités pour 2020.

Les réfugiés face au coronavirus:

Les réfugiés et les personnes déplacées font partie des populations les plus marginalisées et les plus vulnérables de la société. Ils sont particulièrement exposés au coronavirus car ils ont souvent un accès limité à l’eau, aux installations sanitaires et aux soins de santé.

Plus de 80 % des réfugiés et presque toutes les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays se trouvent dans des pays à faible et moyen revenu. Ils sont souvent confrontés à des difficultés et ont des vulnérabilités spécifiques qui doivent être prises en compte dans le cadre des opérations de préparation, d’intervention et de réponse face au coronavirus. Assurer la sécurité des plus vulnérables signifie assurer la sécurité de tous. En savoir plus sur l'action du HCR pendant la pandémie de COVID-19.

Pour plus d'informations sur l'impact de l'actuelle pandémie sur les réfugiés veuillez consulter la note de synthèse du Secrétaire général de l'ONU sur la COVID-19 et les personnes en situation de déplacement.

Un même objectif, des contextes différents:

Chaque minute, 20 personnes doivent tout abandonner pour échapper à la guerre, à la persécution ou à la terreur. Bien que l'objectif soit le même - se mettre en sécurité - il existe plusieurs types de personnes déplacées dans le monde.

Réfugiés:

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le terme « réfugié » fait référence à toute personne qui, « craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tells événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner ».

Demandeurs d'asile:

Les demandeurs d'asile ont besoin d'aide et de conseils, essentiels pour la procédure d'octroi du statut de réfugié. Il incombe aux systèmes nationaux d'asile de décider quels demandeurs d'asile peuvent effectivement prétendre à une protection internationale. Ceux dont on estime qu'ils ne sont pas des réfugiés ou qu'ils n'ont pas besoin d'une autre forme de protection internationale à l'issue de procédures adéquates peuvent être renvoyés dans leur pays d'origine.

Personnes déplacées internes:

Les personnes déplacées fuient en quête de sécurité dans d'autres régions au sein même de leur pays, où ils ont besoin d'une aide. On utilise souvent de façon erronée le terme de réfugiés pour désigner les personnes déplacées internes. Contrairement aux réfugiés, les déplacés internes n'ont pas traversé de frontière internationale pour chercher asile dans un autre pays. Ils sont restés dans leur pays. Même s'ils ont fui pour des raisons similaires à celles des réfugiés (conflit armé, violence généralisée, violations des droits humains), les déplacés internes demeurent légalement sous la protection de leur propre gouvernement, ce gouvernement constituant parfois lui-même la cause de leur fuite. En tant que citoyens, les déplacés internes conservent l'ensemble de leurs droits, dont celui à la protection en vertu des droits humains et des principes du droit international humanitaire.

Apatrides:

Des millions d'apatrides sont pris au piège dans un vide juridique, avec des droits fondamentaux limités. L'apatridie a également un impact terrible sur la vie des personnes. La possession de la nationalité est essentielle pour participer pleinement à la société et c'est une condition préalable à la jouissance de l'ensemble des droits humains.

Rapatriés:

Les rapatriés sont les personnes de retour chez elles. C'est la meilleure des solutions durables. Pour de nombreuses personnes déracinées, le rapatriement librement consenti dans la sécurité et la dignité marque le dénouement heureux d'un traumatisme. Parmi les autres « solutions durables » que le HCR recherche pour les réfugiés, la réinstallation dans des pays tiers ou l'intégration locale dans le pays d'accueil sont uniquement accessibles à une minorité de réfugiés.

L'action de l'ONU:

La Convention de 1951:

Le HCR vient en aide aux réfugiés depuis sa création en 1950 par l'Assemblée générale des Natons Unies. Le cadre juridique pour aider les réfugiés et le statut pour guider le travail du HCR ont été adoptés l'année suivante, c'est la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et le Protocole de 1967 qui lui est associé qui permettent de leur fournir une protection. La Convention et le Protocole constituent les principaux accords internationaux sur la protection des réfugiés et couvrent les aspects les plus importants de leur vie quotidienne.

Certains droits fondamentaux, notamment le droit d'être protégé contre le refoulement, s'appliquent à tous les réfugiés. Cependant, l'étendue et l'accès à certains droits peuvent varier en fonction de la durée du séjour dans le pays d'accueil. En savoir plus sur l'action des Nations Unies pour protéger les droits des réfugiés dans le monde.

 

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